Comment récolter son compost ?

Ça y est, vous avez un composteur ! Vous y déposez vos déchets depuis maintenant quelques mois… c’est l’heure de récolter son compost !


Comment récolter son compost ?
Répandez la parole du jardinier !
Ça y est, enfin vous avez un composteur ! vous l’avez installé au fond du jardin, vous vous appliquez à y déposer vos déchets depuis maintenant quelques mois. Peut-être même avez-vous suivi l’une des formations proposée à tout primo-accédant de composteur par votre commune ! Alors si vous avez respecté scrupuleusement les règles de compostage, le bon équilibre entre déchets bruns et déchets verts, il est normal que vous souhaitiez récolter le fruit de votre assiduité, le fameux or noir du jardinier ! Mais voilà, comment récolte t-on son compost ?

Le compost n’est jamais dans le dessus du panier !

Et c’est même plutôt l’inverse ! C’est aussi logique que contrariant… Les déchets neufs sont placés au dessus.  Les couches s’accumulent. Le compost mûr est donc dans la partie la plus enfouie. Le composteur n’a pas de fond pour favoriser l’infiltration des vers de terre. Tout se passe dans le fond du composteur, à cet endroit particulièrement inaccessible…

C’est pourquoi les enseignes rivalisent d’imagination 

Dans les magasins, il existe de nombreux modèles de composteurs, à la fois designs et innovants, avec tiroirs, rotatifs, et pouvant atteindre des prix exorbitants. Je ne saurais vous parler de l’efficacité de ces modèles, de la solidité de leur plastiques, de leur longévité. Le mien est en bois et ne m’a coûté que 20 euros (sponsorisé par la mairie). C’est un composteur tout ce qu’il y a de plus modeste, pour ne pas dire banal. Et il n’a pas de tiroir. Pourtant il fait parfaitement le job !

Le compostage existe depuis des milliers d’années…

Rappelons quand même que le compostage n’a pas attendu la naissance du plastique pour exister. Depuis qu’il est sédentaire, l’homme creuse des fosses pour y enterrer ses déchets et les recouvre de planches. A la campagne, on peut tout à fait faire l’impasse de bacs et envisager un tas de compost libre, en tas… avec néanmoins le risque que des animaux viennent y faire régulièrement leur marché. Mais en ville, pour plein de raisons, on est souvent obligé de composter en bac.  

A la conquête du compost

L’idéal serait certainement d’avoir plusieurs bacs pour permettre d’effectuer une rotation des bacs. Mais quand on ne peut installer qu’un seul bac, à la fin, il faut bien se décider à plonger pour aller récupérer son or brun.
 
Soyons honnête, récolter son compost n’est pas l’activité la plus excitante dans la vie du jardinier. C’est pourquoi, si la quantité que vous pouvez récolter annuellement vous suffit et que vous avez l’espace pour stocker, pourquoi vous astreindre à le faire plus souvent ?
 
La fin du printemps est une période propice : vous verrez que votre tas aura fortement diminué après les premières chaleurs… le compost va être plus facile à atteindre… et la tâche n’en sera que plus rapide !

Et concrètement ?

CompostConcrètement, pour récolter son compost, il faudra se retrousser un peu les manches, mettre des gants, s’armer d’une bêche afin d’abord de retirer la couche supérieure qui n’est pas arrivée à maturité complète.
 
On peut étaler une bâche par terre pour garder l’endroit propre ou bien juste faire un tas sur le côté.
 
Quand on accède à la partie inférieure du tas, il convient de l’inspecter :
 
    • Le compost sent -il bon l’humus ?
    • Est-il bien brun ?
    • Est-il bien homogène et sans résidus ?
 
Si la réponse à ces trois questions est oui, c’est que le compost est prêt à être récolté.
Un bon compost ne doit pas contenir de cloporte : les décomposeurs doivent être à l’ouvrage sur les couches supérieures (chacun sa place !)
 
Voici à quoi doit ressembler votre compost :
Bon compost
Vous pourrez ensuite le conserver dans des sacs.
 
Les bénéfices de cette méthode :
 
  • C’est l’occasion d’inspecter de près ce qui se passe dans le compost, examiner les insectes, les résidus, poser un diagnostic sur un éventuel problème,
  • Faire le bilan sur ce qui ne se composte pas bien : peaux ou noyaux d’avocats, branchages trop gros, etc
  • C’est une belle opportunité pour mélanger et aérer le tas, ce qui contribuera à accélérer le compostage des déchets restants.