Mauvais karma : la mouche du terreau débarque chez moi

La mouche du terreau

Il n’y a pas de mouche que j’affectionne particulièrement, mais il y en a une qui cristallise particulièrement mes tensions : c’est la mouche du terreau. Et savez-vous pourquoi ?

Avant d'aller mal, les choses se passent généralement bien 🤔

Cette année, j’ai démarré mes semis en toute sérénité. La levée s’est bien passée, j’ai choyé mes petites plantules en leur offrant une place privilégiée sur le rebord de ma fenêtre, plein Sud. Je me suis assurée qu’elles restaient bien humides, puis j’ai attendu l’arrivée du printemps.

Et puis un jour, en les arrosant, j’ai aperçu de petites choses noires qui bougeaient à la surface du terreau. De toutes petites mouches, tellement minuscules que je parvenais à peine à les voir.

Elles étaient là, les mouches du terreau, vivant tranquillement leur vie dans mon substrat.

Mauvais karma !!!

La sciaride, ce lâche ennemi !

Mon ennemi s’appelle sciaride.

Il s’agit d’une mouche de type moucheron, tout à fait insignifiante, mesurant moins d’un demi-centimètre, dont la longévité ne dépasse pas la semaine.

Malheureusement, au cours de sa très courte vie, cette enquiquineuse pond jusqu’à plusieurs centaines d’œufs : des oeufs qui se transforment en larves ; des larves qui deviennent des mouches ; et des mouches qui pondent d’autres œufs qui se transforment en d’autres larves et qui donnent à nouveau d’autres insupportables moucherons. 😤

Pas besoin d’être un as en mathématiques pour comprendre que la prolifération va être extrêmement rapide…

Le problème n’est pas tant la mouche que la larve car c’est elle qui mange les poils radiculaires des racines, or les jeunes plantes qui se développent ont besoin de ces poils pour se nourrir et croître correctement.

Tous ceux qui font leurs semis le savent : les premières semaines de développement sont cruciales, et ces mouches, les sciarides, sont un véritable fléau !

Comprendre (ou ne pas comprendre) l’origine du mal

C’est parfaitement incompréhensible : on démarre généralement ses semis en intérieur or la mouche du terreau vient de l’extérieur. Alors comment s’est-elle introduite chez moi ?

Plusieurs possibilités :

    • la sciaride était cachée dans un pot que je n’avais pas correctement lavé ou désinfecté ;
    • La sciaride provenait du terreau ;
    • La sciaride était présente dans le terreau d’une autre plante d’intérieur qui était chez moi

Dans tous les cas, il y a fort à parier que c’est bien moi qui l’ait faite entrer de l’extérieur.

Mes semis vont-ils survivre ?

Il est difficile de répondre à cette question car cela dépend de plusieurs facteurs :

  • Le degré d’infestation,
  • Le degré de maturité de la plante,
  • La  résistance de la plante

Mais heureusement, quelques gestes peuvent améliorer le pronostic .

Les gestes qui sauvent

Une chose que la mouche du terreau adore par dessus tout : l’humidité. Alors empoisonnez-lui la vie en asséchant son nid entre 2 arrosages. Maintenez au sec les premiers centimètres de terre. Ceci l’empêchera la mouche de pondre. Et veillez à ne pas laisser pas d’eau stagner dans les soucoupes !

Cette première précaution est en générale suffisante, surtout si la plantule a déjà bien pris racine.

Une autre méthode consistera à placer ses pots dans un endroit plus frais, de préférence inférieur à 16°C. En deçà de cette température, le cycle de vie et de reproduction des sciarides sera fortement perturbé.

Enfin certains préconisent le paillis, le papier mouche ou tout autre piège attrape-mouche. Il est également possible d’utiliser des huiles essentielles (type géranium) diluées dans l’eau.

Et si vous pensez que votre plantule ne va pas s’en sortir, tentez le tout pour le tout et réalisez une intervention « de choc ». Déterrez la plante, rincez ses racines sous l’eau et replantez-la dans un terreau neuf. Avec un peu de chance, il lui restera suffisamment de force pour reprendre sa croissance.

Et après ?

L’année prochaine, c’est juré, on ne m’y reprendra pas ! Je nettoierai scrupuleusement les pots utilisés au cours de l’année précédente, et surtout, j’utiliserai des sac de terreau neufs.

Un bon conseil : même si le terreau est moins coûteux en grande contenance, disposer de petits sacs (5 ou 10 litres) s’avère fort utile lors du démarrage des semis. En fin de saison, débarrassez-vous des sacs entamés ou gardez-les pour le regarnissage de la pelouse.

Sachez également que même un sac neuf peut être contaminé. Malheureusement, un tout petit trou dans un sac peut suffire à laisser entrer le nuisible.

En général, c’est plutôt le manque de précautions que le manque de chance qui intervient dans la propagation d’un champignon ou d’un nuisible. 


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