gui

Que faire sous le gui au réveillon ?

Répandez la parole du jardinier !
Le soir du réveillon du nouvel an à minuit, il est coutume de s’embrasser sous le gui. Il s’agit d’une tradition Celte : les druides, qui considéraient cette plante comme miraculeuse, accrochaient du gui dans les maisons en signe de porte-bonheur. Ses rameaux, toujours verts, constituaient un symbole d’immortalité.
 
Il est vrai que fin décembre, les plantes vertes se font rare….
 

Où se procurer du gui en vue du réveillon ?

A la fin de l’année, il est donc tout à fait normal de voir les fleuristes présenter des branches de gui sur leurs étals. Chargé de fruits, le gui est visuellement plus attractif à cette saison que durant le reste de l’année. Les fleuristes espèrent donc faire affaire avec cette vieille tradition du gui du réveillon !
 
Pour les plus économes d’entre nous, une autre façon de s’en procurer sera de sortir la grande échelle pour aller le décrocher des arbres.
 
Le gui a la particularité de ne pas toucher terre et de vivre perché comme un oiseau. Il est d’ailleurs facilement repérable sur les arbres à feuilles caduques en hiver car il forme des boules vertes qui ressemblent à des pompons.
 

Le gui, un hémiparasite

En dehors du 31 décembre, le gui (Viscum album) est généralement moins apprécié car il est ce qu’on appelle un hémiparasite, c’est à dire une plante qui ne prend à son hôte qu’une partie de sa nourriture.
 
Le gui produit sa chlorophylle et ses propres sucres, mais vampirise son arbre-hôte en lui suçant eau et sels minéraux. Il cause ainsi son affaiblissement voire sa disparition si l’arbre est fragile, vieux ou peu entretenu.
 
Le seul moyen de lutter contre le gui réside à couper les branches infestées.
 
C’est donc pour cette raison que le gui est considéré comme « nuisible » hors période de réveillon et ne porte pas vraiment bonheur à ceux qui en possèdent.

Attention

Attention aux fruits du gui : comme ceux du houx, ils sont toxiques et à mettre hors de portée des jeunes enfants